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Opel soupçonné par Bruxelles de rétention d’information technique
Source : http://www.autoactu.com/data/08032005/08032005-183913.html
Date : 08/03/2005
La Commission européenne a ouvert une enquête préliminaire sur quatre constructeurs soupçonnés
de ne pas respecter la réglementation concernant laccès aux informations techniques.
La Commission européenne a annoncé avoir engagé cette action contre quatre constructeurs sans toutefois les nommer.
Selon nos informations, il sagirait de Toyota, Fiat, Opel et DaimlerChrysler.
Cette enquête a été provoquée par les résultats dune étude menée en octobre dernier,
révélant que ces constructeurs rendent difficile laccès aux informations techniques relatives à leurs véhicules.
« Létude que nous avons menée et les différents témoignages que nous avons récoltés par la suite révèlent
notamment que quatre constructeurs exigent que lon achète linformation sur toute leur gamme.
Or, le règlement stipule que les constructeurs doivent rendre accessibles ces informations, contre paiement,
modèle par modèle, » explique Jonathan Todd, porte-parole du commissaire européen à la concurrence.
« Il apparaît également que ces constructeurs freinent laccès aux informations en les délivrant très
tardivement aux réparateurs qui en font la demande , » ajoute M. Todd.
« Cest effectivement lun des problèmes que nous rencontrons le plus souvent sur le terrain, » confirme Yves Riou,
délégué général de la Fédération des Syndicats de la Distribution automobile (FEDA).
« Nous avons été interrogé en décembre dernier par la commission à ce sujet.
Nous avons donc rassemblé tous les éléments et les témoignages qui prouvaient que les constructeurs ne jouent
pas le jeu de la libre concurrence, » continue M. Riou. Selon la Feda, les réparateurs sont confrontés à trois
problèmes majeurs : le coût excessif de linformation, un accès trop lent aux renseignements et limpossibilité
dexploiter linformation souvent fournie « dans des formats inexploitables.»
Enfin, certains constructeurs « ne donnent quune partie de linformation, il manque toujours lélément le plus
important qui oblige les réparateurs à se rendre chez le concessionnaire pour remettre en marche le véhicule.
Cest moins flagrant mais beaucoup plus pernicieux, » explique M. Riou.
« Nous sommes bien déterminé à nous structurer pour participer à ce combat qui, précise-t-il, concerne bien
plus de constructeurs que les quatre mis en cause par Bruxelles. »
Emilie Binois